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Nous roulons toujours  alors que mon mari conduit, il me sent pensive depuis un moment et me demande : « A quoi tu penses ? ». Je ne sais quoi lui répondre, ni par quoi commencer, alors il m’est bien plus simple de lui dire : « A rien ! ». Il n’insiste pas : il n’en croit pas un mot car il me connaît trop bien mais cela m’évite d’essayer de dérouler le fil de mes pensées, de tenter de leur donner un sens et lui, il est quitte d’essayer de les suivre ! D’ailleurs, nous sommes bientôt arrivés ! Je n’aurai pas d’autre choix que celui de sortir de ma bulle et de me lancer dans la vraie vie… plus possible de vivre dans ma cogitation intérieure où l’échelle des possibles paraît disproportionnée mais comme celles des difficultés après tout ! Alors, un pas après l’autre : que cela soit un pas d’échec ou un pas de succès, ce sera toujours un pas de plus… rien n’est pire que l’immobilisme. C’est la mort assurée, alors je vais bouger, me bouger et ma première motivation sera de perdre ces foutus kilos qui me boudinent dans mon jean que j’ai remis pour le retour sur Paris… bien mal m’en a pris, je me sens énorme et ne vois que mes cuisses qui s’étalent sur le siège de la voiture… Ouf, nous voilà arrivés : chouette, faut vider la voiture, je vais pouvoir bouger et mon cerveau va s'arrêter un peu de cogiter!