Offre-toi le présent en cadeau, demain n'en sera que meilleur!

21 septembre 2017

C'est l'heure du grand saut!

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Au programme ce We : famille ! famille ! famille. Un beau programme, le tout avec un beau soleil ! Une somme de petits moments privilégiés avec les uns et les autres, comme j’aime !

Samedi matin 10h en route pour la piscine : mon fils est ravi car il attendait ce moment depuis longtemps. Régulièrement, il me demandait : «  Quand irons-nous à la piscine tous ensemble ? ». Lui y va tous les mercredis pour prendre des cours. Déjà que je ne suis pas fan d’aller dans l’eau mais en hiver encore moins, alors je lui répondais que nous irions quand il ferait beau et chaud… et bien, nous sommes bientôt en été et je ne cours plus après le temps, alors, j’ai décidé,  ce Week-end, c’est piscine ! Il n’y a pas que mon fils qui est content ; ses sœurs le sont aussi, elles qui ont fait de la natation en compétition sont très à l’aise dans l’eau et peuvent y rester des heures. En ce qui me concerne, très rapidement, je m’ennuie dans l’eau, faut dire que je ne suis pas une grande nageuse, mais  je me fixe de faire au moins 8 longueurs : c’est mon repère car j’ai souvenir d’avoir eu un diplôme quand j’étais gamine où il était écrit que j’avais nagé 200 mètres… alors à plus de 40 ans, je me dois de toujours faire au moins mes 4 allers-retours : cela me motive et je me dis que c’est toujours quelques calories de dépensées…mais au-delà des 200 mètres,  j’en ai souvent vite assez…pour compéter le tableau de super nageuse, il me faut une eau à bonne température, je n’aime pas mettre la tête sous l’eau et ai horreur de me faire arroser…et ça, je suis convaincue, sans faire ma psychologue de bas étage, que c’est lié au fait que mon père me passait la tête sous l’eau quand j’étais toute petite et que je n’arrêtais pas de pleurer…mes parents étaient dans un studio et mon père n’avait trouvé que cela pour me calmer ! Pour finir, je ne vous parle pas de mes complexes pour me mettre en maillot de bain ! Et cerise sur le gâteau : notre piscine oblige dorénavant les nageurs à porter un bonnet de bain… alors, vous imaginez quelle motivation j’avais en ce samedi matin pour aller à la piscine… la seule que j’avais était  de voir le plaisir de mes enfants et pour ça, je suis prête à tout accepter…

Alors, une fois en maillot de bain, je bataille avec ce foutu bonnet de bain afin de réussir à mettre tous mes cheveux dedans : je crois même que c’est la 1ère fois que j'en mets un ! Pour le coup, il n’y a pas d’histoire d’être ridicule car nous sommes tous avec nos bonnets. Il y a ceux qui, comme nous, l’ont mis dès la sortie du vestiaire : si le ridicule ne tue pas, je n’ai pas eu à me montrer en spectacle à m'y reprendre en plusieurs fois pour faire rentrer ma chevelure épaisse dans ce bonnet que j’ai eu peur de déchirer à force de tirer dessus. Puis ceux, qui le gardent dans la main, histoire d’avoir du style le plus longtemps possible et qui, à la dernière minute avant de rentrer dans l’eau, l’enfilent à toute vitesse  (ils ont dû s’entrainer, ce n’est pas possible autrement !) pour ne pas prendre le risque de se faire rappeler à l’ordre par le maître-nageur et se faire remarquer par les autres en bonnet, qui ont docilement respecté la règle. Je n’ai pas l’habitude  mais ce bonnet me serre la tête : cela me donnerait presque, mal à la tête ; alors, je tire dessus, histoire de limiter la compression…mes enfants, eux, sont habitués car pour les cours de natation, les bonnets de bains sont obligatoires. Nous avons de la chance, il n’y a pas encore grand monde et mes enfants ont tout loisir de sauter, de nager, de jouer sous l’eau, de s’éclabousser…et de m’éclabousser même s’ils savent que je déteste cela ! A regarder les autres mamans autour de moi, je suis rassurée car il n’y a pas que moi qui semble ne pas apprécier les éclaboussures…  Je reste sur le bord à les regarder jouer ensemble : ils jouent vraiment ensemble malgré leur différence d’âge et  ne se chamaillent pas. Cela fait plaisir : tous les trois sont à l’aise dans l’eau et pourraient y rester des heures…sauf que moi, j’ai déjà froid : je vais faire mes fameuses longueurs, histoire de me réchauffer. Si l’eau du grand bassin m’a paru plus froide quand j’ai posé mon pied sur la première marche de l’échelle, au bout de deux longueurs, je la trouve bonne et fais des pauses régulièrement : je dois l’avouer, je suis loin de pouvoir nager 200 mètres sans m’arrêter ! D’ailleurs, pas question de faire une longueur de plus, alors je rejoins ma famille dans une eau qui semble étonnamment plus chaude mais au bout de dix minutes, cette impression s’est déjà évaporée…je sonde mes enfants mais il est clair qu’ils n’ont pas envie de partir maintenant : je leur propose d’aller dans le jacuzzi, idée qu’ils accueillent avec un grand sourire : voilà une activité nautique qui fait l’unanimité ! Il fait beau, ils vont bientôt ouvrir la baie vitrée et nous pourrons profiter de l’espace extérieur avec les transats et les jeux pour les enfants : de quoi finir la matinée piscine ! A 12h30, ils s’accordent pour sortir de l’eau, se sécher et rentrer : ce n’est pas tant qu’ils en aient assez mais plutôt qu’ils ont faim ! Alors direction vestiaire où je me libère avec joie de mon bonnet mais, cette fois-ci, c’est avec mon jean que je lutte…à croire que j’ai pris 10kgs dans l’eau ! Je n'étais pas loin de penser :" je ne ferai pas ça tous les jours!", quand les enfants, tellement ravis, m'enlassent et m'embrassent pour me remercier de ce cadeau... alors, si, finalement, si je pouvais, je le ferais tous les jours!

De retour à la maison, mes enfants affamés ont droit au fameux steack haché- pâtes : rapide et efficace ! Le reste du Week-end s’écoule plus tranquillement : spectacle de fin d’année à la danse pour ma fille, remise du poignet orange pour l’année de tennis de mon fils, un barbecue et un repas d’anniversaire… la vie tout simplement…  il fait beau… C’est bientôt l’été…  bientôt les vacances : je suis bien !   Pour compléter ce tableau, j’ai finalisé ma première vente : j’ai réussi à me débarrasser de ma trentaine de pots de confiture pour quelques euros…si ce n’est pas le début de la richesse, c’est au  moins le début du vide dans le garage !!!

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20 septembre 2017

" Retour vers le futur"

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Cette journée, je décide qu’elle soit constructive et concrète  d’un point de vue professionnel. En effet, j’ai besoin  que les choses avancent : alors, j’envoie quelques candidatures mais je filtre tellement que je ne trouve pas beaucoup d’annonces auxquelles répondre. La sélection que me proposent les alertes que j’ai crées sur les différents sites emplois est par moment très surprenante mais elle a le mérite de m’ouvrir d’autres pistes de réflexion comme ce poste d’enseignant RH dans une grande école ou cette annonce de responsable de site pour personnes handicapées. Sur l’instant, je me demande comment cette annonce peut se trouver dans ma sélection mais à lire le profil demandé, effectivement, mon parcours et ma personnalité pourraient correspondre et ça me rebooste d’un coup car le champ des possibles semble finalement plus grand que je ne l’imaginais ! Ce n’est pas pour autant que je postule, mais cela me rassure de voir qu’il existe des pistes que je n’avais pas encore envisagées pour un repositionnement professionnel. Je me les note et les classe par intérêt et par adéquation de mon profil. Si jamais mon métier cible dans l’accompagnement ne se concrétisait ps pour X ou Y raisons, j’exploiterai plus sérieusement ces nouveaux horizons.

Stimulée par ce regain d’énergie et de positive attitude, je décide de faire un rapide tour de la maison pour lister tout ce dont nous n’avons plus besoin et tenter de les vendre. Direction : le garage ! Et la liste s’alimente très vite : un vélo elliptique ( acheté sur un coup de tête avant d’avoir envie d’un 3ème enfant… résultat, il n’a quasiment pas servi ), une machine à torture censée travailler les abdos ( achetée par mon mari avec de belles intention mais je ne sais même pas si je l’ai vu sans servir une fois…) , des pots de confiture vides ( que je garde pour donner à ma maman ou mon beau-père afin qu’ils nous les rendent pleins… mais ils viennent de me dire qu’ils en ont déjà assez pour faire les confitures cet été) , des pots de fleurs, des cadres, un support publicitaire datant du temps de ma boutique… Il y a largement de quoi faire une 1ère petite série d’annonces.   Avec  un peu de chance, je réussirai non seulement à faire de la place mais aussi à récupérer un peu d’argent…même si j’ai bien conscience qu’il ne va pas falloir vendre très cher sinon je risque de ne rien vendre du tout !

En fin de journée, je m’accorde un temps avec les enfants qui sont rentrés de l’école : mon garçon avait possibilité d’inviter un copain à son dernier cours de tennis et il était tout fou quand je lui ai proposé d’envoyer un message à la maman de son meilleur copain pour l’inviter. D’un coup, je devenais une maman super cool : soit il ne lui faut pas grand chose, soit je suis, à ses yeux, habituellement tellement rigide qu’il n’a jamais pensé que je pouvais décider, spontanément, d’inviter un de ses amis, juste pour faire plaisir sans occasion particulière.  Alors, c’est avec un plaisir non dissimulé que je suis allée les regarder jouer, se renvoyer la balle, éclater de rire et de complicité… mon garçon grandissait sous mes yeux… il a beaucoup progressé dans son lancer de balles, il fait des services et même des revers à une main. Je ne suis pas experte mais aux dires d’un papa qui observait comme moi, il était rare qu’à son âge, les gestes soient aussi précis… nous verrons bien ce que l’avenir nous dira, pour l’instant, il n’a que huit ans et collectionne les poignets de couleur qui définissent son niveau. ll en est au orange et l’année prochaine, il devrait avoir le vert… un peu comme le feu vert qui l’autorisera à jouer sur un terrain grandeur nature et à faire des compétitions. Finalement, c’est un peu comme dans la vie : les parents accompagnent, éduquent, transmettent un maximum d’outils à leurs enfants pour les préparer à la vraie vie, un immense terrain de jeu où ils rencontreront des partenaires mais aussi des adversaires. Je prie pour que mes enfants soient assez forts pour qu’ils se réalisent chacun dans leur vie d’adultes et qu’ils soient heureux longtemps, très longtemps…

Après mon fils, c’est à ma cadette d’être la vedette : c’est la journée Portes Ouvertes au Collège et la chorale, dont ma fille fait partie, a préparé une petite représentation sur le thème de Paris. Elle est belle ma fille habillée tout en blanc. Initialement, c’était mon idée qu’elle aille à la chorale mais elle ne voulait pas, elle trouvait cela nul, non pas parce que l’idée venait de moi (du moins c’est ce qu’elle m’a dit !) mais parce que chanter des chansons qui datent d’une autre époque (elle ne saurait pas trop dire laquelle, mais ce n’est pas de son époque à elle, ça c’est sûr !), c’est nul… Finalement, c’est une copine qui l’a décidée et à voir le cœur qu’elle met à chanter «  Sous les ponts de Paris… », mon idée n’était pas si nulle… Voilà l’année de 6ème qui se finit…une fois de plus, elle a filé à toute vitesse.  Nos filles ont bien travaillé et nous sommes fiers d’elles. Une fois la chorale finie, elles ont voulu vadrouiller dans le collège avec leurs copines et leur petit-frère a souhaité être de la partie. Alors, c’est toute seule que je quitte le collège et prends le chemin de la maison…comme du temps où j’étais collégienne !

Pleins de souvenirs remontent à la surface : j’avais déménagé juste pour ma rentrée au collège, j’avais des lunettes, un appareil dentaire et des boutons qui commençaient à bourgeonner… comment ne pas s’en souvenir même si je serai tentée d’avoir comme une amnésie… et en même temps, ce sont les années des 1ers amours ( ou plutôt des 1ers chagrins d'amour car très souvent non réciproques, vous l’aurez deviné au vue de la description que je vous ai faite de ma personne à cette époque…), des 1ers voyages à l’étranger seule, des années sans examen à part en 3ème, des années encore d’insouciance avant le crucial choix de l’orientation…Et si c'était à refaire? A bien y réfléchir, je ne changerais pas grand chose, si ce n'est certaines coupes de cheveux...D’un coup, j’ai l’impression que c’était hier…mes années collège ne sont pas si lointaines mais en revanche, je vois bien mes enfants grandir et ils grandissent trop vite ! Alors, forcément, il y a un truc qui cloche dans mon raisonnement… ah oui, c’est ça : j’ai quitté le collège il y a 28 ans ! C’est plus cohérent… mais je prends un sacré coup sur la tête! Si seulement j'avais un bouton " pause" sur lequel appuyer...car à bien y réfléchir, je ne voudrais ni appuyer sur " rewind" et encore moins sur " forward" pour écouter la cassette de ma vie... Physiquement, j'aime bien celle que je suis devenue à 42 ans ; d'ailleurs, pour mes 40 ans, je n'ai eu qu'un souhait: celui d'immortaliser la femme que j'étais ! J'ai donc fait venir un professionnel accompagné d'une maquilleuse pour faire un shooting photo et durant tout un après-midi, je me suis prise au jeu de la pose, avec de temps à autres mes enfants et mon mari à mes côtés ! Résultat un beau book souvenir pour graver mes 40 ans, comme si le temps s'arrêtait avant que les années ne marquent mon visage... et le reste!

 

 

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19 septembre 2017

Tout va bien, madame!

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Ce matin, RDV dans un centre de radiologie pour faire une mammographie…. Contrôle habituel mais à chaque fois, source d’inquiétude car même si je n’ai pas de raison de m’en faire, ce n’est pas un rendez-vous  anodin. C’est pourquoi à 9h, je me retrouve en petite culotte devant ce gros appareil qui va me broyer la poitrine de face, de côté, le sein gauche, puis le droit. Ensuite, j'attends dans la cabine le temps que la radiologue regarde les clichés pour voir si une échographie est nécessaire. C’est ainsi que je patiente, toujours en petite culotte, entre deux portes et mon esprit commence à cogiter : bon, puisque je suis là, autant faire l’échographie…deux contrôles valent mieux qu’un… et en même temps, s’ils décidaient de faire une échographie, cela voudrait dire qu’il y a un souci et qu’ils ont détecté quelque chose….il ne manquerait plus qu’ils m’annoncent que j’ai un cancer du sein….juste après perdu mon travail…en pensant à cela, je me dis que finalement, ce n’est rien si je n’ai plus de travail tant que je  n’ai pas de cancer…et puis, ce serait un comble, avoir un cancer du sein alors que mes seins sont tout petits… ce serait la poisse que cette maladie ait trouvé un petit coin pour faire son œuvre dans un si petit espace… et là, c’est le jeu du hasard, un peu comme à la loterie, cela peut tomber sans prévenir mais, contrairement à la loterie, chacun prie pour ne pas être tiré au sort… Promis, si finalement, il n’y a rien, je jure que je vais profiter de chaque jour et relativiser ce qu’est être au chômage quand je réalise  que je pourrais être au chômage et malade….les minutes passent et j’ai le sentiment que le temps ne joue pas en ma faveur…. Pourquoi est-ce si long ? Sont-ils en train de comparer leurs avis ? Ce n’est qu’au bout de 20 minutes que j’ai été appelée pour faire une échographie… «  Mais rassurez-vous, madame, tout va bien, ce n’est juste qu’un examen complémentaire »…. Et, cinq minutes plus tard, je suis libérée avec la confirmation que mes tout petits seins vont bien ! Ouf…

Ce midi, je vais déjeuner avec deux collègues de travail d’une de mes anciennes boîtes. J’ai toujours gardé de bonnes relations avec les personnes que j’ai rencontrées dans toutes les entreprises où j’ai bossé et j’ai un vrai plaisir à les retrouver.  Je suis arrivée avant, histoire de faire un tour dans les différents services et d’échanger avec un maximum de personnes. Quel bonheur de les revoir et de sentir que ma visite les ravit autant que moi… et quelle envie de partager : tous ont besoin de parler, de raconter, de s’épancher… et j’adore ça ! C’est cette partie de mon métier que je préfère : être à l’écoute, conseiller et accompagner les gens dans leur questionnement, réflexion dans leur projet professionnel. Je les quitte, heureuse  car quelque part, ils m’ont confortée dans mon projet professionnel. Il est 17h.

Mon mari est à la maison. Il est rentré de son déplacement. Il n’est parti que 3 jours mais il revient terriblement amoureux…. Je ne sais pas si ce sont les 3 jours d’absence, si c’est l’examen de la mammographie qui l’inquiétait, si c’est le fait qu’il ait revue une amie en pleine séparation et qu’il ait été chamboulé de voir le mal que pouvait se faire un couple, mais il est heureux de retrouver "Madame Tout va bien!"

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Ne surtout pas perdre de vue ma cible!

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Aujourd’hui, c’est journée «  enfants » d’autant plus que mon mari est en déplacement. J’ai juste mon RDV téléphonique avec un consultant de l’APEC en début d’après-midi ; sinon, je me dédie aux enfants et rien qu’à eux… Mais si le 1er mercredi, ils semblaient apprécier que je sois à la maison pour une fois, aujourd’hui, ils sont tous à leurs occupations et n’ont pas spécialement besoin de moi… un peu comme si, dorénavant, il était normal que je sois à la maison. Ma cadette et mon fils ont passé l’après-midi à faire des expériences avec un jeu que nous avions retrouvé au fond d’un placard lors de notre opération «  rangement ».  La  journée est passée, malgré tout, à toute vitesse et à part, acheter deux « hand-spinner » qui m’ont valu tous les mercis du monde, les «  mamans, tu es la meilleure… », je n’ai pas grand chose à raconter.  Pourtant, même dans ces journées qui paraissent sans éclat, il y a toujours un instant qui a brillé et aujourd’hui, ma petite étoile, c’est mon garçon : il a déjà eu du mal à s’endormir, puis a fait des cauchemars, alors je lui ai proposé, à 3 heures du matin, de venir dormir avec moi. Je me demande dans quelle mesure ce n’est pas lié au fait que son papa ne soit pas là : nos déplacements professionnels sont assez rares et de ce fait, je peux comprendre que cela puisse perturber quelque peu les enfants…enfin surtout mon loulou car les filles sont assez grandes maintenant. Aussi, je l’installe à côté de moi. Spontanément, il se recroqueville, se met en position de fœtus  et se blottit contre moi. Nous avons un lit d’1.80m (un achat motivé par les nuits sans sommeil où mes agitations nocturnes ont bien souvent perturbé les nuits de mon mari … alors, nous avons vu grands pour ne pas être réveillé quand l’autre se lève : ça fonctionne pas mal ! Cela ne m’empêche pas de cogiter et de me réveiller mais au moins, je laisse mon mari ronfler tranquillement ! )  … mais mon garçon et moi sommes allongés sur à peine 1m ; je suis bien et à la vitesse à laquelle il s’est rendormi, je suis sûre que mon loulou est bien aussi. Je suis toujours émue de ces situations qui me rappellent quand mes enfants étaient petits. Quand je vois mon garçon aujourd’hui avec des attitudes de petits mecs, cela me fait drôle… alors, je me rattache à ces petits moments qui me rassurent et qui leur rappellent, à eux, qu’ils ne sont pas encore si grands que cela et qu’ils ont besoin de leur papa et de leur maman.

Pour ce qui est de mon RDV téléphonique avec l’APEC, j’en ressors partagée : au début, j’ai eu le sentiment d’avoir quelqu’un qui me prenait de haut et qui n’avait pas un discours très rassurant quant au projet que j’exprimais. Mais alors que je lui demandais quel avait été son parcours à lui pour être aujourd’hui consultant à l’APEC, je réalisais, tout comme lui je pense, que mon souhait d’orientation ressemblait très fortement à sa mission. Aussi,  sur la 2ème partie de l’échange, il a été plus constructif et avait des conseils plus avisés et l’ouverture ainsi que la priorisation des actions dont il m’a fait part m’ont finalement semblé intéressantes. Alors, comme mes enfants étaient sortis montrer leurs potions magiques à leurs petits copains de la résidence, j’en ai profité pour surfer un peu sur Internet, consulter les alertes de jour et répondre à quelques offres. Difficile de rester centrée sur mon objectif 1er : faire une formation … car à la lecture des alertes, il semblerait qu’il y ait des opportunités sur des fonctions proches de mes aspirations qui me permettraient d’être déjà en CDI tout en faisant ce que j’aime, quitte à me former en interne. Ainsi le cœur de mission d’un Responsable Recrutement et Intégration, Responsable Recrutement et Formation ou d’un Responsable Développement RH me séduit beaucoup et d’un point de vue recruteur, ce serait plus cohérent avec mon parcours… d’ailleurs, je réponds quasiment toujours aux différents critères du profil demandé mais je me dis que c’est aujourd’hui que je dois faire le bon choix, quitte à faire des concessions. Alors, je prends le parti de trouver ma formation, de cibler les cabinets dont l’approche et les valeurs me correspondent  avec l’idée de les approcher une fois mon CV étoffé de quelques bagages supplémentaires et si par hasard, un cabinet communiquait une offre avec un profil «  type junior » ou « débutant », je tenterai ma chance même si cela n’est pas facile de se positionner comme tel à 42 ans. Mais, j’ai assez d’humilité pour l’accepter, faire mes preuves et ensuite grandir dans cette voie. Qui sait ? Un jour, ma personnalité et mes convictions suffiront à faire la différence…faut juste qu’en face, le recruteur soit sensible à ma démarche et à mon enthousiasme pour me laisser ma chance. Cela peut aussi matcher comme cela…à suivre !

 

 

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18 septembre 2017

Mon éponge à émotions!

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Ce matin encore, le soleil est là, comme si le ciel avait décidé d’embellir mes journées car il doit se douter combien il est important pour moi. Dès que je vois ses rayons passer au travers des volets de ma chambre, je me lève avec plus d’envie et avec le sourire. Avec le soleil, tout me paraît plus facile, tout a l’air possible ; il me donne envie d’agir, de me bouger. 

Mais pour l’instant, me bouger signifie me lever car mon mari est parti de bonne heure pour un déplacement sur 3 jours et il me faut m’occuper des enfants puis faire les courses  car le frigo est de nouveau  vide…cela revient souvent ces courses…et réussir à proposer des repas variés et équilibrés chaque semaine est un vrai casse-tête ! Faut avouer que je n’ai jamais été douée pour cela et ne suis pas convaincue qu’ayant du temps, j’y parviendrai… j’ai des amies qui concoctent leurs menus à l’avance, qui font les courses en fonction et d’autres qui cuisinent le dimanche soir pour toute la semaine… je suis à la fois admirative et en même temps, je ne suis pas fan : même si l’éternelle question «  maman, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » revient souvent et peut m’exaspérer, je trouve aussi sympa de faire en fonction de que les enfants ont mangé à la cantine ( ça , c’est pour le côté équilibré), en fonction de notre appétit et de notre humeur….je ne pratique pas souvent le lâcher-prise mais dans ce domaine, je suis plutôt réceptive : si mes filles veulent cuisiner, qu'elles cuisinent...s'il faut faire vite, pâtes ou croque-monsieur, c'est rapide et cela plaît à tout le monde...si nous recevons, je m'inquiète du menu en général la veille...si nous avons été invités le midi, le soir, c'est "opération restes" ou soupe!

Alors, c’est parti pour un tour au supermarché… Le côté sympa aujourd’hui, c’est que ma cadette a envie de m’accompagner.  Je ne sais pas pourquoi mais elle adore faire les courses : est-ce juste pour s’occuper ? Parce qu’elle aime cuisiner ? Pour passer un moment avec moi ? Peu importe, mais j’aime passer ces petits moments avec juste un seul de mes enfants…avec 3 enfants, ce n’est pas toujours évident d’avoir une attention pour chacun à tout instant et cela finit souvent par faire des histoires, avec des cris voire des pleurs. Alors quand l’occasion m’est donnée, même si l’activité n’est pas toujours propice aux échanges et encore moins aux confidences, j’apprécie ces petits moments volés car il y a toujours des petits mots, des regards qui s’échangent et qui font grandir l’amour et la complicité. Ce jour-là, ma fille voulait acheter une coque de téléphone portable pour la fête des Pères. Je trouvais l’attention super mignonne tellement elle est révélatrice de la nature de ma fille. Pour moi, elle est sincérité : sincère dans ses sentiments, elle peut être tout ou rien…super contente ou super en colère mais ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois, elle est entière. En fait, c’est une boule de sentiments et une éponge à émotions : tout est exacerbé chez elle.  Elle est générosité et veut faire plaisir mais elle n’a pas encore la notion de l’agent ; alors, il faut la mettre en garde. Mais tout ce qu’elle fait, elle le fait avec le cœur. Pour la fête des mères, elle a tenu à ce que nous allions toutes les 2 acheter  un collier et elle savait très bien dans quelle boutique le trouver car elle connaît mes goûts. Et elle a eu raison : dans cette fameuse boutique, j’y ai  trouvé un magnifique collier qui me va à ravir.

En rentrant des courses, elle m’aide à tout ranger dans les placards avant de prendre le chemin du collège. L’opération rangement me donne envie de vider les placards de la cuisine et les nettoyer. J’en profite pour réorganiser le rangement de chacun. En début d’après-midi, mes filles rentrent des cours et nous nous nous attelons à nettoyer leur chambre…elles ne sont pas très motivées : entre ma grande qui préfère le faire toute seule et mon cadette qui n’a qu’une hâte, celle d’aller faire des achats avec ses copines,  ce moment que je voulais complice est sous le signe de plaintes, de soupirs…à tel point, que je finis toute seule… mais j’ai eu le plaisir de voir son joli sourire et ses yeux pétillants à son retour et de recevoir un doux merci quand elle a constaté sa chambre toute propre et rangée. 

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Besoin de vous!

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Voilà une petite semaine que je me partage avec vous sur ce blog! Cela me fait un bien fou et je suis trés touchée de voir que certains se lèvent ou se couchent en me lisant...Se livrer comme cela ne me semblait pas facile mais je réalise combien les mots m'apaisent, me libèrent et sont là, au bout de mes doigts! Les pages se remplissent à toute vitesse et les journées me paraissent d'un seul coup trop courtes...

Vous êtes déjà plus de 150 à m'avoir rendu visite : alors, je voulais vous dire merci de m'accorder un peu de temps chaque jour dans le tourbillon de vos vies pour me lire...

J'ai tellement besoin de savoir si mes mots trouvent de l'écho et que je ne fais pas cela juste pour mon propre plaisir... alors si vous aviez 5 petites minutes pour parler de mon blog à votre entourage, ce serait le plus beau cadeau que vous pourriez me faire! Merci à vous pour vos commentaires sur le blog  ou vos retours dans " contactez l'auteur". Merci de partager, de recommander mon blog à votre carnet d'adresses, de liker sur votre page Facebook ou tout autre réseau social...

Cette semaine, je vais avoir un peu moins de temps pour vous écrire car les choses commencent à bouger pour moi...si vous voulez en savoir plus, aidez-moi à atteindre 500 visites cette semaine! Je me lance ce défi... je ne suis habituellement pas joueuse mais n'est-ce pas cela aussi un peu la vie? Se faire confiance, et faire confiance à ceux qui sont bienveillants!

Alors je compte sur vous et comme j'y crois, je vais affiner mes prochaines publications.

 

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17 septembre 2017

La Beauté du doute - Florent Pagny

Dimanche 17/09 : 17h

En allant marcher ( et oui, vous lirez un peu plus tard que je me suis mise à faire de la marche rapide), j'ai découvert cette chanson et j'en ai eu les larmes aux yeux tellement elles sont fidèles à ce que je ressens. Je vous laisse à cette lecture:

"D'où vient le bonheur, 

Où poussent les rêves
La lueur de nos cœurs, 
Quand le jour se lève
Où se cache l'amour quand il dort
Il y a tant de choses qu'on ignore

Est-ce qu'il faut choisir, une vie sans rature
Ou écrire sans relire, suivre l'aventure
Le futur nous joue des accords
Qu'on ne peut pas connaitre encore

Il m'a fallu des voyages et des mirages, pour être sûr de moi
Aujourd'hui je sais que je n'sais pas

Ne me demande pas, 
Où se trouve le droit chemin
Même si chacun a le sien, 
Personne ne connait sa route
Et c'est la beauté du doute
Si tu perds un combat, 
Donne à ta vie d'autres chances
Personne ne connait d'avance 
Tous les parfums que l'on goûte
Et c'est la beauté du doute

Où vont nos prières, où finit le ciel
Qui écoute nos déroutes quand nos voix se mêlent
On chante une mélodie fragile
On avance perdus dans la file
Le passé nous suit, on le voit de loin
Bien caché, est-ce qu'il sait ce qu'il y a demain
Il nous faut renoncer parfois
Pour trouver le meilleur en soi

Il t'en faudra des errances, des nuits qui dansent pour comprendre à la fin
Qu'on ne connait jamais son destin

Ne me demande pas, 
Où se trouve le droit chemin
Même si chacun a le sien, 
Personne ne connait sa route
Et c'est la beauté du doute
Si tu perds un combat, 
Donne à ta vie d'autres chances
Personne ne connait d'avance 
Tous les parfums que l'on goûte
Et c'est la beauté du doute

Rien ne sert de savoir 
Les couleurs de nos vies
Les douleurs, les envies
On comprendra plus tard, 
Ce que nous dit aujourd’hui
Je n'connais pas l'histoire
Ton parchemin je l'ai écrit
Sur une page infinie
Ce que j'écrirai demain
Je n'en sais rien

Ne me demande pas, 
Où se trouve le droit chemin
Même si chacun a le sien, 
Personne ne connait sa route
Et c'est la beauté du doute
Si tu perds un combat, 
Donne à ta vie d'autres chances
Personne ne connait d'avance 
Tous les parfums que l'on goûte
Et c'est la beauté du doute

Ne me demande pas, 
Où se trouve le droit chemin
Même si chacun a le sien, 
Personne ne connait sa route
Et c'est la beauté du doute
Si tu perds un combat, 
Donne à ta vie d'autres chances
Personne ne connait d'avance 
Tous les parfums que l'on goûte
Et c'est la beauté du doute


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La terre, la vie, les sens... là est l'essentiel!

jardinage

Début d’une nouvelle semaine et la 1ère sans travail ! Je me demande combien de semaines va t-il se passer avant que je ne recommence une nouvelle activité ? Quand est-ce que toutes mes cogitations trouveront une réponse ? Et c’est en me posant ces questions qu’une idée m’explose en tête : et si je couchais à plat tout ce cheminement, moi qui ai toujours rêvé d’écrire un livre ? J’y mettrai tout mon parcours, mes questions, mes doutes, mes étapes, mes réussites et mes échecs jusqu’ à la concrétisation, un peu comme un journal de bord. En couchant sur papier mes émotions, en y mettant des mots, peut-être serais-je moins tourmentée toute la journée…et je pourrais ainsi me consacrer au présent et être dans l’instant… un peu comme si, une fois écrite, mes pensées étaient figées dans le livre que je fermerais et que je ne retrouverais que le lendemain. Peut-être cela m’aiderait-il à passer cette période en étant plus apaisée  Depuis plusieurs années, j’éprouve le besoin d’écrire ; plusieurs fois, j’ai commencé à écrire en pensant que je pourrais inventer une histoire mais je n’ai jamais été plus loin que quelques pages… à d’autres, j’ai essayé de retracer des moments de ma vie mais les souvenirs n’étaient plus précis et je n’arrivais pas à décider quelle pourrait en être la fin. Et puis quel intérêt pour les autres de lire mon histoire ? A posteriori, j’ai regretté de ne pas avoir écrit sur la belle aventure qu’a été la création de ma petite boutique car là, il y avait un sujet, des incertitudes, un aboutissement, des anecdotes…cela aurait pu faire un chouette livre ! Mais j’en ferais peut-être un chapitre dans ce livre…Ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois, par manque de temps, je n’arrive pas à me poser car je suis convaincue que pour écrire, il est important de pouvoir se déconnecter du quotidien afin de se mettre dans une bulle pour laisser libre cours à l’imagination. Mais aujourd’hui, du temps j’en ai et facile de rentrer dans ma bulle puisque je passe la plupart de mes journées seules.  Alors, pourquoi ne commencerais-je pas à écrire au jour le jour et je verrai bien où cela me mène ?

Bon, avant de penser à écrire un roman, j’avais en tête ce matin de faire du jardinage…enfin, ce que j’entends par jardinage, c’est plutôt du nettoyage du jardin : enlever toutes les mauvaises herbes et ne laisser que les vraies et belles plantes, défricher notre bac où il y a la menthe, le basilic et même de la rhubarbe, mettre en terre les quelques plantes aromatiques achetées à l’école et enfin balayer la terrasse ….et le tout en musique ! Et une fois n’est pas coutume, je choisis d’écouter de la musique classique : je la trouve plus appropriée à la détente. Quelle douceur ce soleil du matin, avec un fond musical dans mes écouteurs, histoire d’être dans une bulle, dans ma bulle et là, plus aucune question, je me concentre sur les herbes hautes que je coupe, sur les mauvaise herbes que j’arrache mais aussi sur les herbes aromatiques que je respire, sur tous les petits insectes et petites bêtes que je découvre au fur et à mesure…je tombe même sur de toutes petites fraises dont je n’avais même pas connaissance ! Il y en a 3 mûres, alors je les goûte et comme elles sont du jardin, elles ont une toute autre saveur ! Je trouve toujours très émouvant d’observer toute cette vie que je ne soupçonnais pas et ainsi de relativiser notre présence sur terre ! Il m’arrive souvent de penser que la vie a quelque chose de très futile et de vain : toujours courir pour gagner du temps, plus d’argent ; être rarement disposé à profiter de ce temps et de cet argent gagné ; espérer laisser quelque chose à nos enfants, quelques traces de notre passage sur terre mais ne jamais être satisfait du chemin parcouru ; le tout pour finir dans une boîte sous terre, que toutes ces petites bêtes que je suis en train d’observer vont réduire en poussière. Quand j’analyse les choses de cette façon, la finalité de la vie me semble absurde…je me dis que finalement, à quoi cela sert de courir pour espérer être plus tard une femme plus riche, mère plus disponible, épouse plus sereine mais plus tard n’arrive jamais car ce n’est jamais assez et comme un cercle vicieux, nous courons encore plus vite ! Pourquoi ne pas se contenter d’être tout simplement, de chaque jour se sentir vivant, de rire, de sentir mais aussi de pleurer, de se mettre en colère ? Etre, c’est accepté de donner vie à ses émotions sur l’instant, de mettre des mots à nos pensées. Il n’y a rien de pire que de tout garder pour soi…je ne sais pas ce qui fait quand grandissant, l’enfant, que nous avons tous été, enferme dans des cases sa joie, sa tristesse, sa colère…Cela me rappelle une histoire : celle d’une maîtresse qui interroge ses élèves sur les plus belles merveilles du monde. Les élèves se prêtent au jeu et nomment la Cité des sorciers au Mexique, le Colisée de Rome, la statue du Christ Rédempteur à Rio, le Taj Mahal…La maîtresse interroge alors  une petite fille qui était restée silencieuse. Cette dernière énonce sa liste : voir, sentir, entendre, goûter, toucher ! Cela nous est tellement évident et semble acquis que nous oublions facilement le bonheur que toutes ses sensations nous apportent. C’est pourquoi j’aime ces moments en pleine nature : tous nos sens sont en éveil ! Alors, je me dis que cette pause est aussi une occasion pour moi d’arrêter de courir, de vivre mes émotions, de témoigner mon affection (plutôt que de croire que les autres savent que je les aime)  et d’être plus à l’écoute de mes sens. Je ne dis pas que cela sera facile, mais l'été et les vacances peuvent m'y aider!

Quand mon mari lira ces lignes, il me dira : «  c’est  bien, tu connais la théorie, maintenant, passe à la pratique ! » car c’est vrai que j’ai beaucoup de mal à être dans le moment présent. J’y arrive de plus en plus et m’oblige régulièrement à ne pas me laisser polluer par mon passé et mes questions sur le futur… c’est mieux mais largement perfectible ! Mais mon plus gros progrès, c’est que maintenant, j’en ai conscience et pour espérer un changement, c’est déjà beaucoup ! Quoiqu’il en soit, après 2h et une poubelle bien remplie, ma tête s’est complètement vidée… Malheureusement,  il est temps pour moi d’atterrir et de me reconnecter à la réalité, à ma réalité…enfin plutôt à Internet ! Aujourd’hui, je me crée un compte sur le site de l’APEC et  demande à avoir un RDV téléphonique pour me conseiller sur les formations.  Ce RDV aura lieu dans deux jours, mercredi. D’ici là, je vais continuer à me renseigner sur les formations.

Comme décidé le matin-même, je vais récupérer l’ordinateur portable dans la chambre de ma grande fille.  C’est l’occasion de constater qu’une opération «  grand ménage » est urgente à l’étage des filles : il y a du linge qui traîne partout et il est même difficile de distinguer le linge propre du linge sale… les livres s’empilent au sol et une belle petite couche de poussière s’est posée sur les meubles… Dans l’immédiat, je décide de nettoyer les draps et de planifier l’opération « grand ménage » pour demain après-midi comme mes filles n’ont pas cours.  Pour finir la journée, je m’installe sur la table de la terrasse avec l’ordinateur portable: le soleil est doux à cette heure et invite à se poser. J’ouvre un document Word que je nomme «  Livre2 »… et oui, parce qu’il y a déjà un «  livre1 » que je n’ai pas fini… je décide de commencer par le début, ce fameux jour où mon employeur a mis fin à ma période d’essai….mardi 6 Juin 2017.

 

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"Aujourd'hui est un cadeau... la preuve, il se nomme présent!"

aujourd'hui

Je crois que c’est le 1er matin où j’ai eu comme un vent de panique… ok, mon cv est fait et est en ligne sur tous les sites qui peuvent exister, ok j’ai décidé de faire une formation, ok je vais regarder toutes les alertes emploi chaque jour, ok je vais nettoyer de fond en combles la maison en attendant…. Mais cela va t-il suffire à ce que je retravaille un jour ? Cela va- t-il réussir à occuper toutes mes journées ?  Y a t-il vraiment un  poste qui m’attend quelque part ?? N’ai je pas fait une erreur de négocier mon départ dans mon avant-dernier emploi ? Ne suis-je pas bercée d’illusions : existe t-il réellement le poste dans lequel je serai épanouie ?  Pourquoi suis-je toujours insatisfaite ? Ai-je le droit d’imposer cela à ma famille ? Quelle image je donne à mes enfants : une maman qui reste à la maison et qui vit des allocations chômage… ?  Ne ferais-je mieux pas de postuler à toutes les annonces de Responsable de Ressources Humaines ? De quel droit est-ce que je  m’autorise  le luxe de sélectionner le poste, le lieu géographique et même le secteur car je ne veux pas travailler dans l’industrie ou la banque par exemple?

J’ai ressassé toutes ces questions et encore bien d’autres sans y apporter de vraies réponses si ce n’est que je n’avais pas choisi la situation, que je la subissais…mais même là, je me demandais si c’était bien le cas. En effet, j’aurais peut-être pu essayer de rentrer dans le moule que mon patron avait prévu pour mon poste…et bien, non, à 42 ans, il m’a semblé important de  jouer «  cartes sur table », de lui dire que j’avais besoin de plus de latitude et d’autonomie…un peu comme quand nous entamons une nouvelle relation de couple à 42 ans, nous savons ce que nous voulons mais aussi ce que nous ne voulons pas….alors, ça passe ou ça casse… et il est clair que d’un point de vue professionnel, cela a cassé ! Pour relativiser, je m’amuse à repenser à ce qu’une amie m’a dit quand elle a appris la nouvelle : «  Tu sais, c’est comme dans une relation, après avoir vécu une histoire de 10 ans, il est rare que le mec suivant soit vraiment le bon ! » Un peu comme si, pour ne pas rester seule, nous avions besoin de retrouver vite un compagnon, histoire de rentrer de nouveau dans la norme, de montrer que nous plaisons encore… Sur l’instant, je sais que je n’ai pas pris ce nouveau boulot pour ces raisons mais peut-être que j’ai effectivement perdu un peu de mon impartialité devant un futur employeur qui semblait heureux de m’avoir trouvée, ravi d’échanger et de collaborer avec moi et convaincu que mon regard extérieur pouvait lui apporter beaucoup !

Avant de retrouver une amie pour déjeuner et pour repartir sur une spirale positive, je me donne pour mission de faire une étude des différentes formations qui m’intéresseraient, de me créer un réseau professionnel en  contactant une vingtaine de consultants ayant fait une des deux formations que je vise. Je les sollicite pour savoir avec leur recul et au vu de mon parcours, quelle serait la formation la plus appropriée pour mon projet.  Très rapidement, j’ai eu de nombreux retours avec des coordonnées jointes si jamais j’avais besoin de plus amples renseignements : la solidarité existe, il faut  y croire et même dans le monde professionnel. Leurs réponses sont rassurantes et en phase avec ce que je pensais : mieux vaut une formation courte étant donné que je suis dans les RH depuis plus de 10 ans et les organismes choisis ont bonne réputation.  Maintenant, reste le financement…car la formation, cela coûte cher et je ne souhaite pas, pour l’instant, utiliser les économies de la famille. J’ai toujours un sentiment de culpabilité car avec la création de mon entreprise en 2015 et la cessation d’activité, 3 ans plus tard, j’ai fait perdre pas mal d’argent à notre famille… alors, si je peux trouver des aides aux financements avant d’y avoir recours, je préfèrerai ! J’ai beaucoup d’espoir dans la prise en charge par le Pôle Emploi, peut-être trop d’espoir d’ailleurs, mais je vais devoir m’armer de patience car je ne pense pas avoir de suite un RDV.

C’est avec toutes ces questions en tête que je suis arrivée au déjeuner prévu avec mon amie. Elle a déjà connu le chômage et m’avoue avoir eu du mal au début à accepter cette situation, à y trouver un sens. Mais aujourd’hui, elle m’explique ne jamais avoir été aussi bien, que cette période est un véritable cadeau : du temps pour se consacrer à soi, rien qu’à soi, pour définir un nouvel avenir professionnel, pour se former. Elle a ainsi eu la possibilité de rencontrer un tas de personnes intéressantes, d’avoir plus de temps pour sa famille, ses amis, faire du sport…Elle me rassure en me disant que je n’ai rien volé à personne, que je ne dois pas oublier que je subis la situation, que cela fait 20 ans que je travaille et qu’ à ce jour, j’ai eu 3 beaux enfants et par conséquent, pour toutes ces raisons, je peux m’autoriser à faire une pause, que je dois l’accepter comme un cadeau. Plus facile à dire qu’à faire mais à ce moment-même, une phrase d’un inconnu, que j’ai lue il y a peu, me revient comme un boomerang : «  Aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’il se nomme présent ! » (Vous aurez constaté que je m’en suis bien inspiré pour trouver le nom de mon blog !)  Alors, je me fais comme une promesse : à chaque fois que je douterai, je respirerai, regarderai autour de moi et remercierai pour le cadeau.

 

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16 septembre 2017

Juste besoin de faire le vide!

 

vide

J’éteins l’ordinateur, j’en ai plein la tête !! J’ai besoin de me changer les idées, de faire du vide,  de faire quelque chose de concret  qui se voit… pour moi, rien de tel que le ménage avec la musique à fond ! Mais Teresa était là ce matin et la maison est propre…cherchons bien, il y a sûrement un coin qui mérite un bon coup de nettoyage ! Il ne me faut pas longtemps pour trouver quelle sera ma proie pour cet après-midi : ce sera l'armoire de la salle de bains! Alors, je lance la musique et c’est parti ! Je sors tout ce qu’il y a sur les étagères, nettoie à fond l’armoire et m’attaque au tri : ce n’est qu’un sac poubelle et une bonne heure plus tard que je me suis sentie satisfaite… Oui, cela m’a pris du temps car je triais, je chantais, je dansais devant la glace sur la musique des années 80’s (Que voulez-vous ? Je suis fan et nostalgique !) et puis j’ai fait des découvertes incroyables : des échantillons « en veux-tu, en voilà ! » que je  garde mais que je ne pense jamais à utiliser ( sauf que maintenant je vais les utiliser car non seulement j’ai le temps de les mettre et en plus cela me fera «  économiser » celles que je mets habituellement… il n’y a  décidément pas de petites économies), des crèmes amincissantes qui font espérer un corps de rêve mais que je n’ai pas le temps d’appliquer matin et soir pour un résultat efficace et finalement que j’ai abandonnées… résultat, ma cellulite aux cuisses est  restée belle et bien là… il y a aussi cette crème auto-bronzante que j’ ai achetée pour donner à mon corps un teint hâlé mais qui est dans l’armoire depuis tellement de temps que je crains maintenant de l’appliquer, même sur un coin de ma peau de peur que celle-ci ne vire au ton « carotte fanée »…je trouve aussi des vieilles ordonnances sans plus aucune utilité car j’ai déjà acheté les médicaments avec…enfin bref, de quoi se poser des questions sur mon mode de consommation ! Quoiqu’il en soit,  faire du tri m’a fait un bien fou !! Aussi,  une autre chose positive de cette pause forcée : elle va me permettre de trier, de jeter, de ranger…cela peut aider aussi à avoir les idées plus claires. Alors grande résolution : chaque jour, je m’occuperai de nettoyer, trier, ranger un coin de la maison  !! Etant en activité depuis 20 ans et ayant 3 enfants, cela m’a démangé plus d’une fois de m’y atteler mais souvent le temps et l’énergie m’ont manquées… alors pas question de rater cette occasion et de reprendre un boulot en regrettant de ne pas avoir fait tous les recoins de la maison car c’est fou ce que nous accumulons, empilons, stockons avec l’idée que cela pourra peut-être servir… et qui sait, je pourrai peut-être vendre quelques trucs, histoire de faire un peu de place mais aussi un peu d’argent .

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